C’est un travail d’une grande ampleur que présente un groupe de climatologues français et autrichiens dans Nature Climate Change: ils ont étudié l’évolution de l’enneigement annuel moyen sur la quasi-totalité des stations de ski européennes – calculé entre décembre et février, le cœur de la saison de ski – dans plusieurs hypothèses de réchauffement climatique. Une modélisation qui repose sur les données historiques et les projections de précipitations neigeuses et de température pour une hausse de la température moyenne terrestre allant jusqu’à 4 °C.
«On sait qu’en montagne, le réchauffement favorise la pluie au détriment de la neige et conduit à une baisse de l’enneigement, particulièrement à basse et moyenne altitude, explique Samuel Morin, chercheur à Météo-France et au CNRS, coauteur de l’étude. Il nous a semblé important de comprendre comment l’enneigement évoluera et d’estimer à quel point la production de neige – appelée artificielle ou de culture – pourra, ou pas, réduire le risque de mauvaise saison touristique dans les grandes zones skiables d’Europe.»