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Les Suisses construisent des télécabines urbaines partout dans le monde, sauf chez eux

A La Paz, le plus grand réseau de télécabines urbaines au monde va s’élargir. Ce mode de transport plus propre et plus résilient connaît un succès croissant, en grande partie grâce à un savoir helvétique, à travers le monde. Sauf en Suisse, pour des questions juridiques

Agrandir l'image Vue du téléphérique de La Paz, le 26 mars 2026. — © AIZAR RALDES / AFP
Vue du téléphérique de La Paz, le 26 mars 2026. — © AIZAR RALDES / AFP

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Silencieuses, pas chères, propres, efficaces, rapides. Au-dessus du stress de la ville et de la pollution. Les télécabines de La Paz désengorgent le trafic routier, vite infernal. Elles sont même devenues une attraction touristique dans la capitale de la Bolivie, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud. Tant et si bien que, dix ans après leur premier déploiement, Mi Teleférico, la société d’Etat qui les exploite, a annoncé cet hiver que le réseau allait s’étendre.

C’est déjà le plus grand au monde, avec dix lignes et autant de couleurs qui se déploient sur 33 km et transportent chaque jour 300 000 personnes. Une onzième ligne est prévue, à El Alto, une ville qui jouxte La Paz. Elle mesurera 5 km et sa construction devrait coûter 90 millions de dollars. Une ligne existante, la «línea café», la plus courte, doit être allongée. D’autres extensions sont envisagées et des arrêts seront dotés de panneaux solaires pour rendre ces infrastructures plus résilientes.

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